L'Île de Nantes (France 2019)

Bienvenue à l'Île de Nantes (Île Beaulieu), l'un des onze quartiers de la ville!

J'ai fait deux visites à l'île : l'une avant la résidence à St-Hilaire-de-Riez, l'autre, juste avant mon départ. 

Lors de ma première visite, alors que je m'étais assise sur un banc pour déchiffrer ma photocopie de carte de la ville (oui, je sais, Google Maps existe, je pourrais me mettre à jour...), un homme qui poussait un fauteuil roulant où était assise une dame sont venus jaser avec moi. La dame puait la transpiration, il lui manquait des dents. L'homme fumait un clope et parlait peu. Cette dame s'est mise à me raconter son histoire : elle avait fait une banale chute et quelques jours après, alors qu'elle était chez sa soeur, pouf! elle s'est retrouvée paralysée. D'un coup, comme ça. Une vie qui bascule sans avertir. Cette dame me demandait conseil sur des activités à faire cet été, malgré son handicap. Ce serait ses premières vacances dans sa nouvelle condition. J'avoue que ça doit être démoralisant. Je ne savais pas trop quoi lui suggérer, surtout que je ne connais pas du tout le coin... Je suis repartie visiter l'île avec cette drôle de rencontre en tête... et, cette fois, avec les indications correctes pour prendre le bus jusqu'à la pointe ouest.


À la pointe ouest, les Grues Titans témoignent du passé industriel de l'île.


Et comme j'adore les structures métalliques de ce genre, je m'en donne à coeur joie dans la photographie (attendez que je visite la Tour Eiffel...).


Un vaste projet de revitalisation est mené sur l'île depuis le début des années 2000. Des oeuvres contemporaines sont apparues, des parcs, des habitations, des placettes, des aires de jeux... Toute une section de l'île est maintenant orientée vers la science, la technologie, la créativité et les arts. Les Machines de l'île en sont probablement la manifestation la plus évidente. Mais ça, ça mérite deux autres billets sur le blogue!


Petite promenade sur la pointe ouest, lors de ma première visite. L'ambiance est très décontractée. Je vois des gens qui jouent aux quilles finlandaises, qui se baladent à vélo... Non loin de cette promenade, de vieux édifices industriels abritent théâtres, bars et restos branchés. J'avais prévu y prendre un verre et manger un souper sur une terrasse en regardant le soleil se coucher. Je me suis assise et personne n'est venu me servir même si j'ai attendu près de 20 minutes. C'était hors de prix. La musique était trop forte et ne me plaisait pas. Et les Français fument beaucoup plus que les Québécois, ce qui est dégueulasse. À 21h, c'était toujours aussi clair que sur la photo, alors même pas de coucher de soleil... Et puis prendre une bière seule, entourée de bandes de jeunes universitaires qui rient entre amis, ben... c'est un peu plate. Bref, y'avait rien qui marchait dans mon plan idyllique. Finalement, j'ai réalisé que je n'avais pas trop envie d'être là et je suis rentrée. J'ai jeté mon dévolu (et mon appétit d'ogre, rendu à 22h!) sur le petit resto indien tout près de mon Air BnB.


Non loin des Machines de l'île, cet édifice est situé sur l'ancien site des chantiers Dubigeon, maintenant baptisé Parc des chantiers. Il abrite la Maison des Hommes et des Techniques, où l'on peut voir une exposition permanente sur l'histoire de la construction navale, entre autres.


Le Carrousel des mondes marins est l'une des Machines de l'île, conçu et réalisé par François Delarozière et Pierre Orefice. Il est en fonction depuis 2012.


Malheureusement, j'ai manqué de temps pour aller visiter cette impressionnante structure de deux étages et ses montures marines mythiques. Je vais devoir revenir à Nantes!

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