Marie, Victor et Fonceur (Bermudes 2019)



Pour notre semaine de voyage aux Bermudes, le soleil était présent pour nous accueillir lors des 
premières heures de notre arrivée!




8 août 2019

Quand l’idée de ce voyage est née, on a demandé aux garçons s’ils aimeraient ça, prendre des vacances à l’étranger. La réaction d’Ariel? « Oui! Comme ça on va enfin pouvoir savoir si j’ai mal au cœur dans l’avion! » Cher petit chou! La perspective des visites ne l’allumait pas, mais de découvrir s’il s’inscrivait lui aussi dans la lignée des Bourassa-Marins-d’eau-douce, ça, ça le branchait!

Nous sommes donc partis le cœur léger (et l’estomac plein de Gravol pour la moitié de notre équipe) vers l’aéroport. Il avait beau être 4h30 du matin, Ariel était pétillant d’excitation. Il n’a cessé de babiller dans la voiture, me racontant ses prouesses Minecraft et les règles d’accord des noms au pluriel. « Il faut mettre un X ou un S… Tiens! Il y a justement un S ici! Eeeessse! » cria-t-il d’un ton triomphant. Ben oui, toi, l’hôtel Sheraton et son logo de S étaient donc ben d’adon!

On a pris l’avion sans y laisser notre collation, youpi! Et on est arrivés aux Bermudes à une heure respectable. On a voulu se rendre à notre hébergement en bus, mais c’était compliqué. Aucun endroit à l’aéroport pour acheter des billets d’autobus. On n’avait que des gros billets de banque. En attendant ledit bus, je lis mon guide de voyage et j’y apprends qu’il faut payer le montant exact, que les gros bagages sont interdits et qu’il faut se rendre à Hamilton, la capitale, pour acheter les billets. On se rabat donc sur le taxi (très cher) en reportant notre projet de transport en commun.

Ariel s'est rapidement fait une nouvelle amie à l'aéroport des Bermudes.

En rentrant à notre hébergement Air BnB, j’avoue que j’ai été un peu déçue. J’avais cru comprendre qu’il y avait deux pièces séparées, mais non. Nous allions tous partager la même chambre pendant une semaine et en plus c’était assez petit. La télé et l’internet ne fonctionnaient pas. La cuisine contenait à peu près juste de la vaisselle pour se faire à déjeuner. Il n’y avait que deux chaises, il faudrait s’assoir sur le rebord du lit pour manger. Pas d’espace pour jouer dehors autour. Bref, c’était à peine plus confortable que le set-up du Roadtrek. Et encore, la cuisine du véhicule de mes parents est équipée pour accueillir Ricardo qui prépare un banquet, petite râpe à gingembre incluse (clin d’œil à toi, Maman, qui me lit!).
Notre logement (et l'une des chaises, sous la galerie...)

Puisqu’il annonce de la pluie le reste de la semaine (quelle chance…), on décide de profiter de la fin de journée pour aller tout de suite à la plage. Et là, deuxième série de mauvaises surprises : bien qu’on puisse voir la mer de notre cottage, la plage la plus proche est à 30 min. de marche (ou cinq minutes de bus, mais les billets, eux, sont à 30 min. de bus…) et l’épicerie aussi. Bon, l’annonce Air BnB disait « close to grocery store and beaches », mais avec le facteur Enfants, 30 min., ce n’est pas ce que j’appelle proche…

On décide d’y aller quand même et on emprunte la Railway trail, une ancienne ligne de chemin de fer qui longe la mer convertie en sentier. Moi, je trouve cela magnifique! Mais Ariel n’apprécie pas du tout son interminable marche en plein soleil et me reproche d’avoir choisi un pays où il fait si chaud… Ironiquement, au départ, nous voulions aller en Islande…


Mais quand on arrive à la plage, on comprend que ça aura quand même valu la sueur! L’eau est très chaude et les garçons (et nous!) trippent à se faire terrasser par les vagues! On en profite aussi pour aller à l’épicerie et pour faire de la monnaie pour le bus. Le gérant de l’épicerie, très serviable, nous appelle un taxi.

Premier souper au cottage, les surprises n’en finissent plus. Ma bouchée de salade de poulet à mi-chemin entre l’assiette et la bouffe, j’aperçois une GÉANTE coquerelle qui court le long du rideau en face de moi.

J’ai un petit flashback de ma première coquerelle à Macao. Elle courait dans la cuisine, un beau matin, pendant que je nourrissais mini-Camil. « ESTI QU’EST GROSSE!!!! », que j’avais crié, réveillant ainsi Gabriel. J‘avais ensuite poursuivi la coquerelle jusque dans le grand rideau en la vaporisant de chasse-bibitte, dans une palpitante course à l’homme dont j’étais ressortie gagnante… et avec une facture de plus de 100$ chez le nettoyeur pour mon rideau.

Entre vous et moi, elle était gigantesque, cette coquerelle des Bermudes. Encore plus grosse que celle de Macao.

Bon, là, on ne pouvait pas passer la semaine à avoir peur des coquerelles, ce serait pas viable… Alors j’ai décidé, cette fois-ci, de garder mon « Esti qu’est grosse » pour mon monologue intérieur (et mon blogue) et d’agir avec plus de maîtrise, histoire d’enseigner aux garçons que les coquerelles, c’est pas si pire que ça. J’y vais donc d’un sobre « iiii là là là lààààà », que je pense être relativement neutre. Mais, selon Vincent, assis en face de moi, ma face ne dit pas la même chose que mes lèvres, et il avait même peur de se retourner pour voir ce qui se passait.

« On devrait lui donner un nom! » que je lance d’un ton jovial. « Oui! On l’appelle Marie! » lance spontanément Ariel. Ma job de maman était faite : on avait apprivoisé les petites bêtes, on avait supplanté le dégoût en jouant à leur trouver des noms!

Vincent, de son calme légendaire, confirme son statut de super-héros et décide de sortir la coquerelle de la maison et la prenant dans un sac de plastique. Mais Marie, furtive, s’enfuit quelque part dans la cuisine… Il a la chance de se reprendre plus tard avec Victor, encore plus gros que Marie, et Fonceur, qui s’acharne à tenter de percer le sac de plastique.

Le ménage ainsi fait, on s’endort l’esprit tranquille… ou pas… (En fait, il fait tellement chaud qu’on ne dort pas de la nuit…).

P.S. : Ne vous en faites pas, on a quand même passé de belles vacances! La suite plus tard!



Commentaires

  1. Yé! Moins de 24 heures après le retour au pays, le récit de vos aventures de voyage! Ça me rappelle de beaux souvenirs... Contente d’en savoir plus sur Marie, Victor et Fonceur. Hâte de lire la suite du voyage.

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