Marie, Victor et Fonceur (Bermudes 2019)
Pour notre semaine de voyage aux Bermudes, le soleil était présent pour nous accueillir lors des
premières heures de notre arrivée!
Quand l’idée de ce voyage est née, on a demandé aux garçons
s’ils aimeraient ça, prendre des vacances à l’étranger. La réaction d’Ariel?
« Oui! Comme ça on va enfin pouvoir savoir si j’ai mal au cœur dans
l’avion! » Cher petit chou! La perspective des visites ne l’allumait pas,
mais de découvrir s’il s’inscrivait lui aussi dans la lignée des
Bourassa-Marins-d’eau-douce, ça, ça le branchait!
Nous sommes donc partis le cœur léger (et l’estomac plein de
Gravol pour la moitié de notre équipe) vers l’aéroport. Il avait beau être 4h30
du matin, Ariel était pétillant d’excitation. Il n’a cessé de babiller dans la
voiture, me racontant ses prouesses Minecraft et les règles d’accord des noms
au pluriel. « Il faut mettre un X ou un S… Tiens! Il y a justement un S
ici! Eeeessse! » cria-t-il d’un ton triomphant. Ben oui, toi, l’hôtel
Sheraton et son logo de S étaient donc ben d’adon!
Ariel s'est rapidement fait une nouvelle amie à l'aéroport des Bermudes.
En rentrant à notre hébergement Air BnB, j’avoue que j’ai
été un peu déçue. J’avais cru comprendre qu’il y avait deux pièces séparées,
mais non. Nous allions tous partager la même chambre pendant une semaine et en
plus c’était assez petit. La télé et l’internet ne fonctionnaient pas. La
cuisine contenait à peu près juste de la vaisselle pour se faire à déjeuner. Il
n’y avait que deux chaises, il faudrait s’assoir sur le rebord du lit pour
manger. Pas d’espace pour jouer dehors autour. Bref, c’était à peine plus
confortable que le set-up du Roadtrek. Et encore, la cuisine du véhicule de mes
parents est équipée pour accueillir Ricardo qui prépare un banquet, petite râpe
à gingembre incluse (clin d’œil à toi, Maman, qui me lit!).
Notre logement (et l'une des chaises, sous la galerie...)
Puisqu’il annonce de la pluie le reste de la semaine (quelle
chance…), on décide de profiter de la fin de journée pour aller tout de suite à
la plage. Et là, deuxième série de mauvaises surprises : bien qu’on puisse
voir la mer de notre cottage, la plage la plus proche est à 30 min. de marche
(ou cinq minutes de bus, mais les billets, eux, sont à 30 min. de bus…) et
l’épicerie aussi. Bon, l’annonce Air BnB disait « close to grocery store
and beaches », mais avec le facteur Enfants, 30 min., ce n’est pas ce que
j’appelle proche…
Mais quand on arrive à la plage, on comprend que ça aura
quand même valu la sueur! L’eau est très chaude et les garçons (et nous!)
trippent à se faire terrasser par les vagues! On en profite aussi pour aller à
l’épicerie et pour faire de la monnaie pour le bus. Le gérant de l’épicerie,
très serviable, nous appelle un taxi.
Premier souper au cottage, les surprises n’en finissent
plus. Ma bouchée de salade de poulet à mi-chemin entre l’assiette et la bouffe,
j’aperçois une GÉANTE coquerelle qui court le long du rideau en face de moi.
J’ai un petit flashback de ma première coquerelle à Macao.
Elle courait dans la cuisine, un beau matin, pendant que je nourrissais
mini-Camil. « ESTI QU’EST GROSSE!!!! », que j’avais crié, réveillant
ainsi Gabriel. J‘avais ensuite poursuivi la coquerelle jusque dans le grand
rideau en la vaporisant de chasse-bibitte, dans une palpitante course à l’homme
dont j’étais ressortie gagnante… et avec une facture de plus de 100$ chez le
nettoyeur pour mon rideau.
Entre vous et moi, elle était gigantesque, cette coquerelle
des Bermudes. Encore plus grosse que celle de Macao.
Bon, là, on ne pouvait pas passer la semaine à avoir peur
des coquerelles, ce serait pas viable… Alors j’ai décidé, cette fois-ci, de
garder mon « Esti qu’est grosse » pour mon monologue intérieur (et
mon blogue) et d’agir avec plus de maîtrise, histoire d’enseigner aux garçons
que les coquerelles, c’est pas si pire que ça. J’y vais donc d’un sobre
« iiii là là là lààààà », que je pense être relativement neutre.
Mais, selon Vincent, assis en face de moi, ma face ne dit pas la même chose que
mes lèvres, et il avait même peur de se retourner pour voir ce qui se passait.
« On devrait lui donner un nom! » que je lance
d’un ton jovial. « Oui! On l’appelle Marie! » lance spontanément
Ariel. Ma job de maman était faite : on avait apprivoisé les petites
bêtes, on avait supplanté le dégoût en jouant à leur trouver des noms!
Vincent, de son calme légendaire, confirme son statut de
super-héros et décide de sortir la coquerelle de la maison et la prenant dans
un sac de plastique. Mais Marie, furtive, s’enfuit quelque part dans la
cuisine… Il a la chance de se reprendre plus tard avec Victor, encore plus gros
que Marie, et Fonceur, qui s’acharne à tenter de percer le sac de plastique.
Le ménage ainsi fait, on s’endort l’esprit tranquille… ou
pas… (En fait, il fait tellement chaud qu’on ne dort pas de la nuit…).
P.S. : Ne vous en faites pas, on a quand même passé de belles vacances! La suite plus tard!
Yé! Moins de 24 heures après le retour au pays, le récit de vos aventures de voyage! Ça me rappelle de beaux souvenirs... Contente d’en savoir plus sur Marie, Victor et Fonceur. Hâte de lire la suite du voyage.
RépondreSupprimer