Girafe, partie 2 : M. Brun et les maisons de Schtroumpf (Kenya 2025)
Le réveil est difficile, on a assez mal dormi. Les huit heures de décalage avec le Québec travestissent notre rythme circadien. Zoélie s’est endormie à pas d’heure et comme on partage tous le même lit, personne ne dort tant qu’elle ne ferme pas les yeux. En plus, les voisins ont fait jouer de la musique forte jusqu’à l’aube… puis rebelote à partir de huit heures le matin (décidément, ce logement n’a rien pour lui!).
Vers midi, on arrive finalement à s’organiser pour sortir. On commence le trajet en roulant 200 mètres sur un chemin complètement criblé d’énormes trous — cratères serait un terme plus exact. C’est pas mêlant, on se fait brasser d’un bord et de l’autre comme de véritables essuie-glaces. Zoélie trouve ça très drôle, elle rit sans cesse, postillonnant au passage des morceaux de la galette de riz qu’elle grignote. Je suis inquiète, j’anticipe un mal de cœur et je vérifie machinalement si le petit sac en papier que j’ai placé dans la pochette devant elle lorsque nous avons pris possession de la voiture se trouve toujours en place. « Ben non, elle est correcte, balance Vincent, regarde, elle rit! » Mais je connais ça, moi : c’est drôle… jusqu’à ce que ça ne soit plus drôle. De mon côté, je me porte bien, mais je sais que je dois ma paix gastrique aux Gravols au gingembre que j’ai avalés avant qu’on prenne la route. Autrement, je me retrouverais déjà couchée au fond du véhicule, la face verte. En entreprenant ce voyage, je savais que les routes représenteraient un enjeu — mais je ne me doutais pas à quel point — et que je devrais assister Vincent dans sa conduite. Comme il me suffit de texter allô pour me mettre sur le carreau, les médicaments s’imposaient. Pour ne pas tomber dans mon état de zombie dû à la somnolence, j’ai opté pour les Gravols au gingembre, plutôt que les réguliers. Ça semble convenir pour l’instant, fiou!
On rejoint l’artère principale empruntée la veille, toujours aussi animée. Dans cette chorégraphique routière incompréhensible, une femme traverse la rue à quatre pattes… Je guide Vincent comme je peux là-dedans, croquant au passage quelques clichés de la vie ambiante : vieille dame près de sa charrette de mangues, boîte de tôle roulante servant de frigo à viande sur un vélo et des empilades de matelas (c’est quoi, cette obsession du matelas, ici?). Vincent s’habitue peu à peu au style de conduite locale. « Ok, je comprends comment ça fonctionne! Je roule à gauche… pis c’est ça! » Oui, une seule règle à respecter… et encore…
Pendant ce temps, Zoélie ne rit plus du tout et affiche une moue inquiétante. Elle se met à tousser. Oh non… Ça y est, les galettes de riz remontent à la surface! Zut, je n’ai pas eu le temps d’ouvrir le petit sac! On s’arrête sur le côté de la route, au bord d’un espace vague en terre battue où s’amusent quatre enfants. On entreprend de nettoyer Zoélie et son siège avec des lingettes humides. Les jeunes s’approchent de nous, très curieux. L’un d’eux a la morve au nez. Les quatre en même temps, ils touchent Zoélie, ses cheveux, les miens. Tellement envahissants qu’on a peine à compléter notre tâche! En quoi une petite fille couverte de vomissures peut-elle être aussi attrayante? D’accord, elle a les plus beaux yeux bleus de toute la planète, mais quand même! On doit sortir Zoélie du véhicule pour changer ses vêtements, mais j’ai à peine l’espace pour me retourner. D’un geste de la main, je demande aux enfants de reculer. On complète la métamorphose de Girafe, on partage ses collations avec les enfants, on les salue et on se réinstalle. Vingt-cinq lingettes souillées plus tard, on reprend la route. Ça prend environ cinq minutes et Zoélie esquisse un nouveau haut-le-cœur, en digne descendante de la lignée du Capitaine Boubou. Oh non! Vite, le petit sac! J’essaie de dégainer aussi rapidement que possible, mais à bout de bras sur une chaussée cahoteuse, ce n’est pas un grand succès. Vincent est découragé de la situation. Eh oui, bienvenue dans notre famille de marins d’eau douce! Cette fois-ci, on s’arrête à une station-service bordée de petits commerces, dont un restaurant qui sert de la pizza. Quel heureux hasard! Zoélie se remet de ses émotions pendant qu’on attend notre commande. On se régale de cette délicieuse pizza à la croûte farinée et à la sauce bien dosée. Notre premier repas réellement succulent au Kenya! Pendant qu’on mange, je repense à mon amie Gabrielle, qui avait pris l’habitude de mettre une bavette rigide à son fils, lui aussi malade en voiture, pour prévenir les dégâts dus à la cinétose. Le petit avait tout de suite compris la nécessité de bien viser pour ne pas se salir. « Est-ce que j’ai bien vomi, Maman? » C’est décidé! Nous adopterons dorénavant cette technique pour Zoélie, en espérant qu’elle s’exécute « proprement ». Je crois aussi que les Gravols pour enfants s’imposent pour le reste du voyage.
Prise trois pour le départ! Zoélie s’endort en cinq minutes (je comprends donc…)! Un quart d’heure plus tard, on arrive à Bomas of Kenya, un site qui nous permettra de découvrir certains aspects de la culture kenyane. Bomas signifie enclos ou maison en kiswahili. Ainsi, on retrouve sur place des reproductions d’habitations et villages traditionnels de 24 des 42 nations du pays. L’endroit compte aussi un restaurant de cuisine locale et un gigantesque amphithéâtre circulaire où se produisent quotidiennement les Harambee Dancers, la compagnie nationale du Kenya. Bien entendu, il m’aurait été impensable de me rendre en Afrique sans découvrir les traditions dansées de ce coin du monde (vous vous souvenez du premier livre que j’avais emprunté à la Bibliothèque de la danse Vincent-Warren?). Pourtant, j’avais eu beau fouiller les recoins du Web et consulter plusieurs guides de voyage, je n’arrivais pas à trouver de spectacles de danses traditionnelles. C’est seulement en lisant mon Lonely Planet que je suis tombée sur les informations tant recherchées. J’ai encerclé vivement le petit encadré, dessiné une grosse étoile à côté. Enthousiaste, j’ai même envoyé un courriel pour demander si nous pouvions suivre un cours de danse traditionnelle auprès de membres de la compagnie, un peu comme Gabriel et moi avions fait avec l’ensemble Mekar Bhuana, à Bali. Bon, la missive est restée sans réponse, mais j’étais tout de même heureuse de découvrir qu’un site offrait des spectacles de danses traditionnelles à tous les jours… et qu’il se situait tout près du Giraffe Center et de Nairobi National Park, deux autres attractions que nous voulions visiter. Étrange, tout de même, que les trois guides consultés ne mentionnaient pas du tout Bomas of Kenya, alors que Lonely Planet décrivait la visite comme un incontournable pour quiconque s’intéresse à la culture locale. J’étais déjà vendue à ces bouquins, ça a achevé de me convaincre!
Zoélie, complètement K.O., n’a même pas conscience qu’on la transfère dans sa poussette. Le personnel nous accueille avec déférence et une certaine insistance. On nous escorte jusqu’à l’énorme amphithéâtre, on veut absolument nous partager le mot de passe du réseau wifi, on nous apporte des menus pour commander tout de suite notre repas du soir… Je ne sais pas si c’est la rareté des visiteurs en cet après-midi de semaine ou bien notre allure d’Occidentaux, mais on semble avoir droit au traitement VIP. On se gâte donc avec des places aux premières loges pour la représentation : en avant, au centre (et Zoélie toujours dans sa poussette). J’observe les dizaines de rangées de gradins qui encerclent presque complètement le plateau. Apparemment, quelque 3000 spectateurs peuvent tenir dans ce théâtre. Aujourd’hui, nous sommes une quinzaine, tout au plus. Je repense à mes années au Cirque du Soleil et à tous ces spectacles devant un auditoire dégarni et indolent. Les Harambee Dancers sont-ils las de se produire devant autant de sièges vides? Peut-être que, parfois, l’endroit s’anime des applaudissements de milliers de personnes? J’essaie de m’imaginer l’ambiance… et les efforts de marketing à déployer pour remplir la place. En tout cas, les architectes et propriétaires de Bomas of Kenya ne manquaient pas d’ambition…
Le spectacle débute, une douzaine de danseurs et quelques percussionnistes prennent l’espace. La troupe est dynamique, l’énergie est bonne, bien que certains danseurs semblent plus investis que d’autres. Je suis surprise par la chorégraphie assez technique à laquelle on assiste : des hommes portent une femme (souvent assez costaude) sur les épaules, celle-ci s’incline vers l’arrière (bonjour, les abdos!) et tend ses jambes. Une troisième personne est placée devant le porteur, le dos incliné vers l’avant et tient, sous ses aisselles, les pieds de la femme costaude. Quand même! Les numéros se succèdent, assez variés. L’un d’eux s’apparente aux danses de couples occidentales, enchaînant des mouvements qui ressemblent à nos pas chassés et un peu à nos swings, le tout accompagné par la musique d’un accordéoniste. Qui l’eut cru? Un musicien entre en scène avec un instrument à corde frottées, une espèce de violon joué avec un archet qui me fait penser à celui que mon collègue Anit Ghosh utilise pour faire sonner son ravanhatta dans notre spectacle Bercail. La danse se déploie, rythmée par les différents instruments de percussion. Ça saute, ça se brasse le popotin, ça se fait aller le bassin par devant et par derrière, ça joint les mains en pont et ça circule en-dessous… Puis les danseurs réapparaissent après un intermède musical, cette fois-ci vêtus de noir avec de gigantesques colliers à anneaux multiples dans le cou et tenant une lance dans leur main. L’un des artistes souffle dans une énorme corne torsadée, ça sonne comme les géantes trompettes en plastique bleu ou rouge qu’on apporte lors des parties de hockey (mais c’est bien plus joli!). Un personnage semble se démarquer du groupe, il s’avance vers le public et nous interpelle. Est-il un genre de sage, de chef? La tradition provient-elle du peuple maasaï? Des explications enregistrées ont beau précéder chaque numéro, je n’en comprends pas grand-chose, outre que chaque danse est associée à une région en particulier et qu’elles se pratiquent pas mal toutes lors des mariages. Le spectacle continue, les chorégraphies s’intensifient. Pendant plusieurs minutes, les danseurs avancent en donnant des coups d’épaules dans un constant mouvement de va-et-vient, de l’avant vers l’arrière. Quelle coordination! Mais surtout, aïe aïe aïe! J’ai mal au cou juste à les regarder! Je me demande si leurs disques cervicaux sont encore en santé (je leur souhaite ardemment!). Je suis certaine que je ne tiendrais pas trente secondes avec ce mouvement et que même cette courte durée me ficherait une migraine pour les 24 prochaines heures! Une danseuse descend du plancher de scène et monte les gradins, à la recherche d’une personne du public pour la rejoindre. Elle supplie quelques spectateurs embarrassés de la suivre. Dans la première rangée, Vincent et moi on trépigne, de véritables enfants trop empressés d’être choisis. La danseuse ramasse Vincent au passage. Chanceux! Coups de fesses, rebonds en large seconde position, shimmy d’épaules, squat, popping de la poitrine, mouvements de bras circulaires, patron de pieds à trois temps, accent musical le bras en l’air, balancement latéral… Vincent singe toute la gestuelle à la perfection, tout sourire. Il se risque même à imiter le cri aigu qui s’échappe de la danseuse. Lilililili! Elle semble très impressionnée par ses aptitudes — c’est vrai qu’il est pas mal beau et bon! Je filme tout ça, évidemment. Un danseur descend maintenant chercher d’autres participants, je le supplie du regard de me choisir. Il me tend finalement la main. Oui! C’est mon tour! Sur scène avec ma longue jupe de hippie, je m’éclate à fond! Ça commence tranquillement par des mouvements répétitifs de bras amenés vers la tête, puis en diagonale vers le sol. Mon partenaire s’étonne, il renchérit, je le suis : rond de bassin, tour sur soi! Rond de bassin, tour sur soi! Puis rond, rond, rond, rond! Et rond, rond, rond, rond! Roooooond, rooooond! Roooond, roooond! Le voilà, mon cours de danse! Le danseur m’envoie deux pouces en l’air et m’indique de retourner à ma place. Je vais me rassoir, esquissant une petite révérence au passage. Vincent et moi, on est vraiment contents et on se trouve très drôles avec notre motivation dans le tapis pour aller danser. Le groupe quitte et j’assiste à la plus remarquable sortie de scène jamais vue : le dernier danseur, accroupi, avance en glissant rapidement ses pieds. Comme M. Brun, le personnage clownesque que Camil avait créé pour son spectacle de théâtre (vêtu de la tête aux pieds de « la couleur de l’amour », bien entendu!)! Trop absurde! J’envoie la vidéo à Camil. Lorsqu’il la reçoit, il commente avec justesse : « C’est M. Brun pis c’est vrai! » Dernière prouesse pour terminer : hop! le danseur se propulse pour retomber assis sur ses fesses, les jambes allongées devant, et sort en sautant dans cette position! Boing, boing, boing! Ayoye!!! Après les danseurs, une demi-douzaine d’acrobates se présentent sur scène. Au programme : le grand écart en maintenant des objets en équilibre sur un bâton tenu dans la bouche, des manœuvres avec des accessoires enflammés, du main à main, de la jonglerie et plusieurs acrobaties, le tout au son de percussions entraînantes. Je suis soufflée par le spectacle que les artistes — surtout les danseurs — viennent d’offrir. Tout de même exigeant, comme boulot! Quel entraînement, quel cardio! Ah, j’aurais eu tant de questions à leur poser! Comment se portent les corps? À quoi ressemblent leurs répétitions, leur entraînement? Depuis combien de temps dansent-ils? Combien gagnent-ils? Comment sont les conditions de travail? Comment tiennent-ils la route, avec ce calendrier de représentations chargé? À quoi ressemble leur horaire? Profitent-ils d’une journée de congé si le spectacle est présenté tous les jours? Le groupe compte-t-il plusieurs distributions? Y a-t-il beaucoup de roulement dans l’équipe? En ont-ils marre, de ce spectacle? Je suis bien placée pour comprendre le défi émotionnel et physique que représente un contrat de ce genre. Pourtant, la présence m’a semblée soutenue tout au long du spectacle, les corps, souples du début à la fin, les sauts, puissants à tout coup. Chapeau, la gang!
C’est l’heure dorée, on poursuit notre visite à l’extérieur, véritable musée à ciel ouvert. On déambule entre les 24
sortes de bomas installées sur le site. Très chouette! Les huttes sont faites de terre, de branches, de paille, de boue. Certaines sont rondes, d’autres, rectangulaires. Plusieurs sont coiffées d’un toit conique, quelques-unes, d’une surface plane. Parfois, j’ai l’impression de me balader dans un décor de Schtroumpf, couleurs criardes en moins. C’est l’Afrique des contes de fées, de l’imaginaire collectif! Pour certaines tribus, les maisonnettes forment un petit village protégé par une palissade, organisé autour de l’enclos à bétail au centre. Le chef et sa femme font hutte à part. La deuxième femme possède elle aussi son petit logis et chacune a sa hutte (sans hotte) de cuisine. Pas de chicane dans ma cabane, chacun chez soi! L’intérieur est on ne peut plus rudimentaire, présentant uniquement un lit de branches inégales et très espacées. Top confort! À chaque nouvelle habitation, un panneau d’interprétation explique à quelle tribu elle appartient et ce que représente chaque bâtiment. (Maman : si tu visites ce site, prévoir beaucoup de temps pour tout lire). Je pensais que Zoélie apprécierait découvrir ces maisons d’une taille adaptée pour elle, mais elle ne veut pas bouger de sa poussette. C’est vrai que le début de journée n’a pas été des plus faciles pour Girafe. Moi, en tout cas, j’adore ma visite, surtout que la lumière de fin d’après-midi est parfaite pour la photographie.
À table! Au restaurant de cuisine traditionnelle de Bomas of Kenya, Vincent a commandé du poulet et moi, un gros poisson plat servi à la façon dry wet. Curieuse expression qui signifie qu’une espèce de sauce tomatée recouvre le plat. Très bon, malgré les nombreuses arêtes. En accompagnement, j’ai choisi le fameux ugali. J’avais lu dans mes guides de voyage qu’il s’agissait d’un mets typique qui accompagnait presque tous les repas, une espèce de pâte qu’on roulait en boule pour la manger avec ses doigts. J’étais très curieuse d’essayer la chose. Lorsqu’on a déposé mon assiette devant moi, j’ai d’abord cru qu’on m’avait à tort apporté ce que ma mère nommerait « le mont patates », en référence aux généreuses portions de patates pilées de mon père. Même couleur, même apparence. Pourtant, la texture de l’ugali est plus ferme. Quant au goût… Disons que j’ai eu l’impression de bouffer l’équivalent comestible des boulettes de papier qu’on glisse dans les souliers neufs pour qu’ils gardent leur forme. Très fade! Je ne sais pas de quoi l’ugali est constitué — une sorte de farine, probablement—, mais je crois bien que sa principale fonction reste de bourrer l’assiette et l’estomac à moindre coût. L’avantage d’un tel aliment caméléon? Il prend bien le goût des autres éléments auxquels on le combine, comme mes légumes verts très aqueux ou la subtile mais délicieuse préparation « sèche-mouillée » de mon poisson. Et puis, j’aime tout de même l’expérience de façonner des boulettes avec mes doigts avant de les engloutir. Petite pensée pour Ariel ici, qui serait sûrement ravi de se passer d’ustensiles inutiles.
La journée a déboulé, on a finalement eu des nouvelles du nouveau logement qu’on souhaitait louer et on pourra s’y installer dès ce soir. Youpi! Bien repus, on rentre au repaire des coquerelles. On pacte nos choses en vitesse en tentant de laisser les bestioles à l’extérieur de nos valises et pis ciao, bye, les blattes! Notre nouvel hébergement se trouve non loin de là, dans un chic complexe immobilier du nom de King’s Serenity. On essaie tant bien que mal de s’y retrouver avec les indications de Google Maps. Pas évident! Aucune rue n’affiche de nom et la plupart d’entre elles ne semblent même pas dignes de l’appellation « ruelle ». Viraille, viraille, viraille dans le noir à neuf heures le soir… On contacte la proprio, elle nous envoie la localisation épinglée sur Google Maps. Voilà qui aide un peu! On se retrouve à l’entrée d’une grande clôture couverte d’une image inscrite King’s Serenity. Super! Mais personne ne veut nous ouvrir, on nous fait signe de partir. On tente d’expliquer qu’on vient pour louer un logement via AirBnB, mais le gardien affirme que personne ne passe par cette entrée. On rappelle la proprio pour qu’elle nous explique comment atteindre l’entrée principale — oui, c’est si compliqué que ça de simplement contourner le complexe! « Revenez sur vos pas et empruntez la belle rue, il y a un bar et des commerces, puis vous tournerez à droite. » La belle rue? Tu me niaises? J’ai rien vu qui mérite un tel qualificatif depuis notre arrivée! Heureusement, j’avais repéré le bar et les commerces qu’elle mentionne tantôt, ça me permet d’identifier la voie à emprunter. La « belle rue » n’est en fait qu’une allée très raboteuse de briques inégales. Qu’importe! On arrive enfin! Le logement est beaucoup mieux! Très propre, très spacieux… et meublé de deux lits king (ça va avec le nom de la place, j’imagine). Seul bémol : toujours pas d’eau chaude dans la douche. Alors, Super-Vincent, fort de l’héritage de ses anciens appartements miteux de jeunesse, nous partage sa technique pour se laver en limitant les désagréments. Voici la recette, pour les intéressés :
1) Faites chauffer de l’eau dans un grand chaudron;
2) Dans la douche, aspergez-vous de cette eau;
3) À l’aide de votre main, faites ruisseler l’eau sur tout le corps;
4) Savonnez-vous (énergiquement);
5) Répétez les étapes 2 et 3 pour vous rincer.
Quelle journée, encore une fois! Assez intense, comme début de voyage, tout de même!
Quelle aventure!
RépondreSupprimerQuelle expérience de voir et de participer tous les deux au spectacle de danse traditionnelle du Kenya! Vous avez dû évacuer tout le méchant en dansant énergiquement comme vous semblez l’avoir fait! Ça dû faire du bien!
RépondreSupprimerHihi, on était vraiment contents de participer!
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