Girafe, partie 3 : La sororité des lionnes et le succès de la sauce (Kenya 2025)

Ça y est, nous y sommes : la journée de notre premier safari! Vraiment hâte de vivre l’expérience, surtout après toutes les démarches nécessaires pour concrétiser le projet! J’ai mis beaucoup de temps à trouver une formule qui conviendrait à notre situation et notre budget. D’abord, il faut savoir qu’il est très difficile pour les voyageurs indépendants de réaliser un safari à coût abordable, au Kenya. Ces touristes n’ont accès qu’aux rack rates, environ dix fois plus chers que ceux offerts aux agences. C’est la première raison pour laquelle j’avais abordé Janie Richard, conseillère chez Voyage Club Évasion. J’ai plutôt l’habitude de tout organiser moi-même. Même en passant par une agence, les circuits proposés demeuraient très coûteux ou peu adaptés pour un jeune enfant. La plupart des forfaits impliquaient un départ de Nairobi à six heures du matin, de longues heures de route pour atteindre le parc visé, puis une ou deux activités de safari dans la journée. On parle de passer deux blocs de trois heures dans une jeep à chercher la faune, en groupe de six, dix ou douze personnes. Disons que c’est pas le moment d’avoir envie de pipi, d’être tannée après quinze minutes ou encore de piquer une crise parce que le chandail bleu n’est pas mauve (ou tout autre prétexte irraisonné). Ajoute à cela la propension familiale à la cinétose et on obtient le scénario catastrophe parfait. Pour bien faire, il nous aurait fallu dormir directement dans le parc (bonjour, le bidou!) et se payer un safari privé (re-bonjour, ti-guidou!). En plus, certains parcs ou réserves n’acceptent simplement pas les enfants en bas de huit ans, car les animaux peuvent les considérer comme des proies. Lors de mes recherches via les groupes Facebook MOMs GLT (Girls Love Travel) et Communauté BB Jetlag, j’ai entendu à deux reprises l’histoire d’un enfant de deux ans qui a trouvé la mort en safari, bouffé par un léopard… Cette anecdote à glacer le sang nous a incité à écarter toute option de camping. Il s’est aussi avéré difficile de savoir quelle était la règle concernant les enfants pour chacun des parcs — j’attends toujours une réponse du Maasaï Mara à ce sujet. Bon… Pendant un bout, je me suis demandé quelle mouche m’avait piquée de vouloir me lancer dans un safari avec une enfant de trois ans. Ça coûterait cher, elle ne s’en rappellerait probablement pas d’ici quelques années, on en profiterait moins que si on y allait juste entre adultes… J’ai considéré pendant un moment de laisser tomber le rêve de safari, mais je n’ai pu m’y résigner. Après tout, nous avions choisi l’Afrique exprès pour voir des animaux. Et je suis convaincue que le voyage forme la personnalité de l’enfant et s’inscrit dans sa mémoire et son corps, même si aucun souvenir n’en reste. J’ai même pensé faire le voyage sans Zoélie ni Vincent, avec le circuit en Tanzanie offert par Les voyageuses du Québec. Mais… je n’étais pas non plus prête à sacrifier ces précieux moments en famille. Car, comme le chante Émile Proulx-Cloutier : « Mon kid qui r’garde le monde, c’t’encore plus beau que le monde tout seul. » Sur les groupes Facebook, plusieurs personnes m’ont suggéré de m’orienter vers l’Afrique du Sud, comptant un grand choix de parcs et réserves aux coûts d’entrée plus abordables et, surtout, offrant la possibilité de réaliser le safari avec sa propre voiture. J’avais présélectionné plusieurs options, tout semblait parfait… mais j’étais déçue de manquer la chance de me baigner dans la mer, en plein mois de janvier, car l’eau de l’Afrique du Sud reste très froide (je sais, je sais, je veux le beurre, l’argent du beurre, pis le cul de la fermière ; ). Je revenais toujours à l’idée qu’il devait sûrement y avoir moyen de partir en safari en famille au Kenya, que d’autres avaient certainement déjà vécu l’expérience et que Zoélie se comporterait probablement très bien. Bordel, que je suis entêtée! J’ai donc replongé dans mes guides de voyage pour chercher un plan de match, quitte à s’éloigner des grands parcs très connus pour dénicher une réserve plus intime. À force de fouiller, fouiller, fouiller, j’ai réalisé qu’il était possible de visiter le Parc national de Nairobi en auto-conduite et d’engager un guide sur place pour nous accompagner durant le safari, à un prix qui ne fait pas pousser les poils trop raide (en chiffre : environ 30 CAD pour quatre heures). Autres avantages de ce parc : pas besoin de conduire pendant douze heures pour l’atteindre et son prix d’entrée reste raisonnable, comparé à d’autres (« seulement » 43 USD par adulte, et 22 USD pour Zoélie). Voilà! Le plan que je cherchais! Je savais qu’il existait!

 
Notre journée de visite débute en fait au David Sheldrick Wildlife Trust (DSWT), un centre de sauvetage d’éléphants orphelins et de réhabilitation de la faune établi à l’intérieur du Parc national de Nairobi. J’avais lu dans mes différents guides qu’il était possible d’assister à la collation des éléphants de 11h à midi et tous s’entendaient pour dire qu’il ne fallait pas manquer cette activité. J’ai mis du temps à réserver nos places — j’attendais de voir comment se dessinerait notre itinéraire — et j’étais très soulagée qu’on puisse obtenir des billets pour voir les éléphants le jour voulu, à moins d’une semaine de préavis. Fiou! Sous un soleil tapant, on se présente donc pour rencontrer les animaux. De leur trompe, les éléphanteaux agrippent les énormes biberons d’environ 4 litres pour s’abreuver — chaque éléphant boit en moyenne 24 litres de lait par jour. Ils se désaltèrent aussi à même les grosses bassines d’eau et engouffrent des branches entières de feuillus. Impressionnant! Les pachydermes tentent également de se rafraîchir autant que faire se peut. Et hop! Une bonne trompée (est-ce un mot?) de terre rougeâtre balancée sur le dos! Et plouf! On s’affale dans la mare boueuse! Et boum! On tombe sur son voisin, à la recherche d’un coin de boue fraîche! Et frrrt, frrrt, frrrt, on patauge allègrement avec ses amis! À l’aide de pelles, les responsables des animaux s’assurent de les arroser en amenant l’eau brunâtre sur leur dos. Pendant ce temps, un présentateur nous livre l’histoire de quelques-uns des 19 pensionnaires de cette branche du DSWT. L’un a été trouvé à côté de sa mère morte (mais pas à la mer morte…). Un autre éléphanteau esseulé et squelettique a été découvert dans une autre section du pays. Un troisième a été vu dans le Maasaï Mara entouré de prédateurs, bénéficiant de la protection d’un éléphant mâle adulte. Apparemment, ce comportement protecteur est exceptionnel, car les éléphants mâles adultes vivent généralement seuls ou en petits groupes (les bachelor herds) et n’adoptent pas ce rôle pour des orphelins étrangers. Les guides qui ont observé le phénomène pensent que ce mâle a pu ressentir un instinct de protection, mais sans toutefois réellement embrasser le rôle des femelles qui nourrissent et élèvent leurs petits pendant des années. Ses gestes ont néanmoins offert un sursis face aux menaces immédiates et l’éléphanteau a pu être pris en charge par le DSWT, où on l’a baptisé Olomunyak, « le chanceux » en Maa. On observe aussi que « chaque éléphant a sa personnalité, chaque éléphant a sa personnalité », comme le dit si bien l’adage familial. (Parenthèse : je fais ici référence au cocher qui nous avait fait visiter le Vieux-Québec avec de jeunes danseuses françaises qu’on accueillait et qui s’exclamait « chaque maison a un style différent, chaque maison a un style différent » — la répétition est importante — à tous les coins de rue. Ça fait plus de vingt ans, mais on s’en souvient encore. C’est dire à quel point l’expression était profondément ancrée dans le discours du cocher. Ok, fin de la digression, de retour à nos moutons, euh, nos éléphants.) De leur personnalité, les éléphants animent la vie du DSWT. Et voilà le plus tannant de tous qui met la patte directement dans la bassine d’eau et l’envoie virevolter à l’autre bout du terrain! Chenapan, va! Le DSWT vise la réintégration des éléphants dans leur environnement naturel. La majorité y parvient, mais ce processus prend parfois plusieurs années et, dans quelques cas, reste impossible. Les éléphanteaux, actuellement âgés entre quelques semaines et 4 ans, arrivent d’abord à Nairobi. Ensuite, on les transfère dans d’autres unités de DSWT au pays, où ils y passent plusieurs années, pour faciliter leur réintégration. Ils choisissent progressivement de s’éloigner des humains, de former des liens avec des troupeaux sauvages et de reprendre une vie sauvage autonome. Cela peut prendre cinq, dix, parfois quinze ans. Le processus est très individuel. On nous présente l’exemple d’un ex-orphelin de 19 ans, pensionnaire d’une autre unité. Challa, de son p’tit nom, s’implique auprès des jeunes orphelins—ils le « recrutent » et il partage avec eux ses techniques, comme la lutte amicale. Il est très populaire! Le DSWT célèbre aussi la naissance d’éléphanteaux dans la nature, issus d’adultes précédemment relâchés. Depuis le début du projet, 76 jeune éléphants sont nés ainsi à l’état sauvage, mais ils ne sont plus comptabilisés parmi les pensionnaires du sanctuaire. Fascinant, toutes ces anecdotes! Moi qui ne suis généralement pas très tournée vers les animaux, je me surprends à m’attacher aux histoires traumatiques et aux parcours de réintégration des bêtes dont on me parle. Le DSWT nous invite à adopter (symboliquement, pas dans son salon pour vrai…) un éléphant et à le suivre dans son développement. Pour 50 USD par année, on peut soutenir les actions qui l’aideront, obtenir des nouvelles de ses progrès, des photos, un journal mensuel et même une carte rappelant son anniversaire. J’avoue que l’idée me traverse l’esprit pendant un moment d’allonger la somme nécessaire. Au fond, qu’est-ce que 50 dollars américains, dans l’ensemble de mes revenus? Lonely Planet avait bien raison : la visite au DSWT lors de la collation vaut le coup!


On se dirige ensuite vers le quartier général du Parc national de Nairobi. On n’est même pas encore arrivés qu’une girafe maasaï — celles dont les taches ont des formes irrégulières — traverse le chemin juste devant nous. Woah! Elle est si grande! Ça promet! On prend un dîner sur le gazon, entourés de phacochères et on prend contact avec notre futur guide pour le safari. Mais avant, on visite le centre de soins pour animaux orphelins. Rien à voir avec le DSWT! On observe des bêtes au regard blasé dans des enclos. Vraiment, ça ne vaut pas les 22 USD par personne qu’on a dû débourser. Conseil : si vous vous rendez au Parc national de Nairobi, passez votre tour pour le centre de soins! Seule rencontre qui m’amuse : celle avec la grue couronnée, oiseau national de l’Ouganda. Avec sa houppette jaune en éventail, ses plumes grises qui ressemblent davantage à du poil et son sac gulaire rouge vif qui pend mollement à sa gorge, cette volaille me semble digne des « oiseaux du jour » que ma marraine aime bien partager sur Facebook.


Voici le moment tant attendu, notre premier safari va débuter! Tout est prêt : on a des jumelles pour tous (incluant une paire pour enfants que Zoélie a reçue en cadeau à Noël, merci les grands-parents!), de multiples collations pour notre Girafe, un cahier à colorier « magique » (un crayon à l’eau remplissable fait temporairement apparaître les dessins, avant qu’ils ne se réembuent) et, surtout, on a pris nos Gravols! On part donc, conduits par Kennedy, notre sympathique guide. Comme on roule très lentement et on croise peu de véhicules, on laisse Zoélie s’asseoir sur la banquette arrière, sans ceinture. Ravie de cette nouvelle liberté et emballée par le paysage et ses animaux cachés, elle gigote dans tous les sens et passe d’une fenêtre à l’autre. Après quinze minutes, je demande une reconfiguration des effectifs, car je crains que les Gravols au gingembre ne suffisent pas (je songe sérieusement à faire commanditer mon blogue par ce médicament, qu’en pensez-vous?). Vincent passera le safari à l’arrière, avec Zoélie! 


Situé à une quarantaine de kilomètres de la capitale du pays, le Parc national de Nairobi offre un cadre particulier pour un safari. Tout de même rigolo, un rhinocéros qui broute de l’herbe sur fond de gratte-ciels! Un long pont surélevé traverse la savane et permet au train express de relier Nairobi à Mombasa. Qu’importe, les animaux sont là et on observe rapidement plusieurs sortes de gazelles agiles, des hippopotames massifs, des crocodiles immobiles, des buffles en troupeau et même deux lionnes au loin, à l’ombre d’un acacia. Wow! Je trippe! Zoélie se montre attentive pendant presque une heure, à observer les animaux — ou le plafond du véhicule, hum… — à l’aide de ses jumelles. 


Kennedy nous livre plusieurs informations sur les bêtes qu’on croise. Les crocodiles ouvrent la gueule et un petit oiseau du nom de pluvian d’Égypte vient se nourrir des résidus pris entre ses dents. La gazelle de Thomson présente un trait noir sur son flanc tandis que celle de Grant, plus grande, nous montre son arrière-train tout blanc. Les premières vivent en groupe mixte et parfois en bachelor group, un boys-band qui regroupe les mâles célibataires trop territoriaux. Parfois, un mâle plus alpha que les autres se détache du groupe et tente de rallier un harem. Chez les gazelles de Grant, point de mixité, on vit toujours comme dans les sets carrés : les hommes d’un bord, pis les femmes de l’autre. Très sociaux, les rhinocéros blancs broutent de l’herbe. Les noirs, plus agressifs, se nourrissent d’arbres. Dans les deux cas, le nom reste mal choisi, car leur peau est grise. Un véritable documentaire immersif, ce safari! Kennedy est aussi en lien constant avec les autres guides du parc pour repérer des lions. J’avoue que, de tous les membres des Big Five (lion, rhinocéros, buffle, éléphant et léopard), le panthera leo reste celui que j’aimerais absolument voir durant mon séjour. À cause de mon amour pour Le Roi lion, évidemment, mais aussi parce que je sens un certain attachement, une attirance envers cet animal, vu mon signe astrologique. Je sais, le zodiac ne veut rien dire, mais n’empêche que je me sens lionne à mes heures et qu’il me tarde d’admirer ce félin dans son environnement naturel — sa fière allure, sa démarche souple, sa crinière abondante, son regard de gros minou, la force tranquille de sa gent féminine, dédiée à la chasse. Avec Kennedy, j’apprends toutefois avec horreur que les lions mâles qui arrivent dans un nouveau groupe tuent les lionceaux issus des unions précédentes. Quel drame familial épouvantable! Une chance que Vincent est capricorne et non lion…


Notre guide nous raconte aussi l’histoire des terres où nous nous trouvons et du peuple qui les a d’abord habitées, les Maasaï. Cette tribu a été chassée par les colons venus construire Nairobi. Je ne peux m’empêcher de relier cette histoire à celle des Premières Nations de chez nous, déracinées, souvent confinées aux coins les plus hostiles du territoire. Kennedy nous apprend que les Maasaï, contrairement aux autres Kenyans, se baladent souvent avec une arme en main, une tradition considérée un peu comme un « droit acquis ». Il les décrit comme fiers et belliqueux et ajoute : « Moi, je ne veux pas m’obstiner avec un Maasaï! » Oui, on le comprend…


À la brunante, de retour dans son siège d’auto, Zoélie sieste déjà depuis un bon bout, crevée. On s’en retourne tranquillement vers le quartier général du parc, mais Kennedy propose un détour dans une autre section de la réserve où, apparemment, des lionnes rôdent. Chance inouie! On les trouve vers 18h. Juste à côté de notre véhicule, sur le chemin de gravier, deux lionnes aux aguets observent au loin. À une dizaine de mètres devant le véhicule, une troisième lionne gémit. Les trois s’observent ainsi pendant un moment. Dzzzzz-K! Vincent remonte la fenêtre de la portière de Zoélie, juste au cas où les fauves voudraient s’étirer vers le haut (on pourrait presque les flatter en passant le bras dehors!) … La lionne au loin commence à s’avancer en boitant. Plus elle s’approche, plus on distingue de multiples cicatrices sur son corps. Près de nous, le duo grogne, puis s’incline devant la lionne blessée, maintenant tout près. Les trois grognent et gémissent ainsi durant quelques minutes, avant de s’éloigner dans les buissons. Incroyable! Je n’aurais jamais pensé voir des lions d’aussi proche! Merci, Kennedy! De retour au quartier général, on lui offre un montant généreux, supérieur à celui convenu au départ, pour ses bons services. Il est très content et nous aussi! Vraiment, quelle expérience extraordinaire!


Après cette longue journée, on se dit qu’un petit souper rapide fera bien l’affaire. À travers le groupe Facebook Communauté BB Jetlag, je suis entrée en contact avec une Québécoise ayant vécu au Kenya et en Tanzanie pendant quelques années. Ses conseils se sont avérés très utiles pour la préparation de notre voyage. Après notre aventure à l’épicerie dégarnie quelques jours plus tôt, j’ai écrit à cette personne pour savoir s’il existait de véritables supermarchés tels qu’on les connaît, au Kenya. Elle m’a refilé les noms des plus grandes bannières du pays, dont Naivas, que j’ai aperçu à deux coins de rue de notre nouveau logement. Super! Dans une « vraie » épicerie, on devrait être en mesure de trouver ce qu’il faut pour bricoler un spaghetti. Vincent part donc en mission « souper ». Il déniche rapidement les pâtes, mais ça se corse pour la sauce. Quelques contenants arborent une tomate, mais difficile de distinguer la sauce de la pâte de tomates, ou encore des tomates broyées. Vincent s’informe auprès d’un commis. Il rit, embarrassé, puis désigne le ketchup. Ouin, non, c’est pas tout à fait ça. Vincent demande à un deuxième commis, précisant les ingrédients qu’il cherche : de la sauce tomate, du jus de tomates, à la limite. L’homme l’amène devant l’étalage des jus de fruits. Ça s’améliore pas… Vincent tente sa chance auprès d’un troisième commis. Puisque le mot « tomates » semble l’envoyer sur de fausses pistes, il pointe l’image d’assiette de pâtes sur son paquet de spaghetti : « Je veux préparer une sauce comme ça, je cherche les ingrédients. » Le commis lui répond : « Oh, je ne suis pas un chef, je ne sais pas comment préparer ça! Mais il y a un cuistot à l’arrière, je peux aller lui demander! » Ben voyons! Le petit souper pas compliqué se transforme en rallye insoluble! Vincent prend une chance et ramasse quelques-uns des contenants où sont dessinées des tomates. On mangera peut-être des pâtes au ketchup ce soir! Finalement, ça le fait : la sauce est digne de ce nom et le spaghetti se laisse manger. Super Vincent a rempli sa mission!

 

Ce soir, on se douche à l’eau chaude, hourra! La proprio nous a expliqué qu’il fallait allumer un interrupteur au mur pour chauffer l’eau. Avec les bonnes indications, ça aide! Autre excentricité sanitaire, ici : le lavabo se trouve dans le corridor, à l’extérieur de la salle de bain. Étrange, mais très pratique lorsque la toilette est mobilisée pendant longtemps! Une fois Zoélie couchée (très tard…), on révise tous nos choix d’hébergement pour le reste du voyage, question de ne pas cohabiter à nouveau avec des coquerelles. Le logement qu’on avait prévu pour Naivasha nous semble soudainement louche et en mauvais état, donc on annule et on en réserve un nouveau. On demande aussi la localisation épinglée pour tous les endroits où nous dormirons. On apprend! 

 


Commentaires

  1. Toujours aussi intéressant!

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  2. Toujours aussi intéressant! Et Zoélie, vous l’avez réveillée pour voir les lionnes?

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    1. Non, on n'a pas voulu bousculer l'équilibre installé

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  3. Melissandre, tu es tellement divertissante et amusante! On apprend beaucoup en lisant tes chroniques de voyage! J’ai hâte de te relire!

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